mardi, février 19, 2008

CAN 2008: Egypte, Roi d'Afrique

L'Egypte est Championne d'Afrique pour la 6e fois. Un record historique difficilement rattrapable.

L'Egypte a logiquement imposé sa loi en finale de la CAN-2008 à un Cameroun beaucoup trop limité pour opposer une sérieuse résistance (1-0), dimanche à Accra, se succédant à elle-même au palmarès et remportant un sixième titre qui confirme son hégémonie sur l'Afrique.
Le terne contenu de cet ultime rendez-vous n'aura pas fait honneur aux Pharaons et à leurs brillantes individualités. Après avoir illuminé le tournoi par leur classe et leur technique, les solistes égyptiens se sont contentés de tuer à petit feu des Lions Indomptables finalement sans crocs.

Le souvenir du premier tour et de la claque subie par le Cameroun face au tenant du trophée (4-2) était sans doute encore vivace dans les esprits, expliquant la retenue des coéquipiers de Song et la prudence des Pharaons.
Et c'est en seconde période que ce travail de sape a fini par payer pour définitivement mettre à terre le Cameroun.
Comme un symbole, c'est le génial Abou Treika, meneur de jeu adulé dans son pays, qui a offert ce nouveau sceptre à ses coéquipiers en fin de match, profitant d'une erreur monumentale de la défense camerounaise et surtout du vieillissant capitaine Rigobert Song pour battre Kameni après un service en or de Zidan (72e).

Décidément, le N.22 égyptien est l'homme des grandes finales, puisque c'est lui qui avait inscrit le tir au but victorieux lors de la CAN-2006, terrassant pour de bon la Côte d'Ivoire (0-0 a.p., 4 t.a.b à 2) à la suite d'une partie stérile.

Mainmise
Ce sixième titre, après ceux décrochés en 1957, 1959, 1986, 1998 et 2006, couronne quoi qu'il en soit la véritable mainmise des Pharaons sur le continent. Si le trophée remporté en 2006 sur le sol égyptien avait laissé un sentiment mitigé, devant énormément au soutien du public égyptien, celui-ci n'aura souffert d'aucune contestation.
Arrivée sur la pointe des pieds au Ghana avec des vedettes fatiguées par une longue saison avec les grands clubs locaux (Al Ahly, Zamalek), l'Egypte s'est révélée la formation la plus structurée des 16 participants.
Un premier succès éclatant contre le Cameroun (4-2) avait justement donné le ton avant une démonstration de force face au grand favori ivoirien en demi-finale (4-1) qui a fini de consacrer les Abou Treika, Zidan, Zaky et consorts comme les rois incontestés de l'Afrique.
Pour le Cameroun, cette sortie laisse un fort goût amer. Laborieux et empruntés, les Lions avaient petit à petit retrouvé leur âme et leur vaillance pour battre en quart de finale la Tunisie en prolongation (3-2) puis éliminer le Ghana, pays organisateur en demi-finale (1-0).
Mais le mental et le coeur, ou le coaching d'Otto Pfister (titularisations surprises de Nkong et d'Epalle) n'ont pas suffi et les défauts de la sélection camerounaise, notamment en défense, sont réapparus subitement au grand jour.

Les Lions mettent tout de même fin à deux ans de disette marqués par une CAN 2006 terne (élimination en quart de finale) et une non-participation au Mondial 2006. Une bien maigre consolation même si aucune équipe n'était véritablement en mesure d'arrêter la marche triomphale des Pharaons vers les sommets.

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